Turquie

Visite en famille

Visite en famille

On a pas de mal à quitter la côte de la mer noire, qui entre nous, n’était pas terrible! On a donc hâte de mettre les pieds à Istanbul, toujours en compagnie d’Emiline.
Istanbul, nous voilà! On nous en a tant parlé, nous sommes tout excités de pouvoir la découvrir enfin! Les sacs déposés chez notre hôte Mustafa, pas très loin de la place Taksim (la place où il y a actuellement les manifestations, mais pas de stress, on ne s’est pas fait tirer dessus comme des lapins!), on profite d’être dans le quartier de Beyoğlu pour se promener dans les rues commerçantes et animées d’Istanbul. En suivant la rue Istiklâl, on découvre une superbe boutique avec tous pleins de tableaux, d’objets d’art tous plus beaux les uns que les autres. Nous profitons d’avoir notre mule (Émiline!) pour dénicher un souvenir d’Istanbul! 🙂 Nous tombons sur un dessin de derviches tourneurs tout simplement magnifique! Du coup, intrigués par cette danse religieuse, on s’est donner comme mission de ne surtout pas partir d’ici sans avoir vu une cérémonie de derviches tourneurs! On continue notre balade, en passant par la tour Galata (qui pour la petite histoire, est la seule survivante des remparts Génois, qui fut mainte et mainte fois reconstruite, cependant rien de transcendant !) et le pont Galata, sur ce pont il y a tous pleins de Stanbouliotes qui pêchent, en dessous, se tient le marché au poisson, pas loin il y a pleins de magasins de pêche et des bars où la plupart des autochtones jouent au backgammon! Un endroit où il y fait bon vivre.
On fini par le palais de Dolmabahçe mais évidemment, on tombe sur des portes closent!
En plein période du ramadan, le soir venu, vers 20h30, sur la place Taksim, en voyant de grandes tablées avec pleins de convives Turques, qui attendaient l’appel de l’iftar (la rupture du jeun) devant leurs plateaux repas, on décide de s’assoir une demi heure et de s’imprégner de l’ambiance festive quand ce sera l’heure attendue. On est super déçus 🙂 ! Ils ouvrent juste leurs plateaux et mangent, rien d’autres! Pas d’ambiance, on se serait cru à l’ouverture du self! C’est pourri, en plus, maintenant que tout le monde peut manger, les rues sont bondées !

Istanbul n’est pas une ville musée, ce qui n’est pas pour nous déplaire! Ici la vie bat son plein, ça grouille de partout ce qui peut être déroutant de premier abord. La circulation est comment dire…périlleuse et encore le mot est faible! les passages piétons sont choses rares !

On se lève motivés et en pleine forme pour visiter le quartier le plus connu d’Istanbul, le quartier de Sultanahmet qui regroupe la plupart des monuments historiques, qui de fait, le quartier le plus touristique. On commence notre visite par Aya Sophia ou Sainte Sophie. Dans la file, on nous distribue un tract pour un spectacle de derviches tourneurs, le soir même dans la gare de l’Orient Express! Ah! Enfin on sait où aller voir une cérémonie! En plus dans un lieu mythique comme l’Orient express, c’est certain, on sera de la partie! Mais avant les festivités, revenons à Sainte Sophie. Persuadées, Émilie et Émiline de visiter une mosquée, quelle fut notre surprise en rentrant dans le porche, on ne comprend pas, (n’ayant pas lu de guides avant les visites, et notre culture religieuse n’étant pas très développées!) on a le sentiment d’entrer dans une église! Mais alors c’est une église ou une mosquée? Pour la petite minute culturelle (pas de panique, elle sera brève!), il s’avère que ce fut une basilique inaugurée en 537, qui était le monument de la chrétienté le plus grand au monde en son époque. À la chute de Constantinople, en 1453, l’arrivée des Turques et de l’islam, Mehmet II décida d’en faire une mosquée. En 1935, Atatürk décida d’en faire un musée. D’où l’atmosphère si particulière qui en dégage. On est tout simplement fascinés, tant par l’histoire que par l’architecture! Deux religions qui se sont tant fait la guerre réunies en un seul monument. Des mosaïques de Jésus côtoie des médaillons portant le nom d’Allah en Arabe…Bref inutile de vous dire que c’est un lieu exceptionnel unique au monde.
Juste en face de Sainte Sophie, se trouve la célèbre mosquée bleue, mais comme c’est l’appel de la prière, on reviendra plus tard. Comme prévu, on se rend à l’entrée du palais Topkapi, qui biensur se trouve être fermé le mardi! Conseil, si vous voulez visiter Istanbul, ne venez pas en début de semaine! 🙂 Il nous en faut plus pour nous démotiver, il y a moulte choses à découvrir, on part donc voir la citerne basilique, qui est juste une réserve d’eau de l’époque Romaine, l’atmosphère y est rafraichissante. Le lieu est charmant grâce à ces jolies piliers et aux jeux de lumière.
On retente notre chance à la mosquée bleue et cette fois ci, c’est la bonne! Une fois habillées en « fâtimette » :-), on entre pour la première fois dans une mosquée et pas n’importe laquelle, la grande mosquée d’Istanbul! Comme son nom l’indique, les mosaïques sont bleues, il y a plein de lumières partout, l’ensemble est magnifique! C’est loin d’être austère, on s’imaginer pas une mosquée comme ça, c’est une belle découverte.
Pour mettre nos papilles en émoi, on fini l’après midi en vagabondant dans les ruelles du bazar aux épices. C’est dingue tous ce qu’il existe comme épices, il y a pleins de couleurs vives, des pâtisseries orientales, toutes sortes de cacahuètes super bonnes, nos yeux ne savent plus où poser le regard! On est plutôt surpris, on s’attendait au pire, en pensant que les vendeurs aller être vraiment insupportable à nous racoler sans cesse, certes ils sont aux aguets, mais une fois dit non, ils n’insistent pas. Du coup la visite est plutôt agréable.
Pour finir en beauté cette journée, direction la gare de l’Orient express pour cette fameuse cérémonie des derviches tourneurs, on vous en parle depuis le début! Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont un ordre religieux, les Mevlevi, qui tourne sur eux même pendant plus d’une demi heure pour entrer dans une sorte de transe et recevoir la parole de dieu (ils dansent depuis 1207). Dit comme ça, cela peut paraitre bizarre mais le spectacle est d’une infinie poétesse avec la musique et les chants soufi en fond. On est pas déçus, le spectacle tient toutes ses promesses, on passe une excellente soirée.
On rentre exténués mais heureux de cette journée qui fut une explosion de découvertes!

Le mercredi c’est Topkapi! C’est un palais qui abritait une succession d’Ottomans déséquilibrés, incompétents et cruels entre 1453 et 1839! Le palais est juste énorme, la visite de l’ensemble dure trois heures, entre les trésors, le harem et les différentes collections. Le plus sympa à visiter, c’est le harem, où la plupart des femmes était rendue à l’état d’esclaves…On vous passe les détails! Néanmoins les lieux sont superbement décorés.
Ce jour là, on est bien décidés à manger un sandwich au poisson! Sous les précieux conseils d’Irèna, rencontrés sur l’ile de Samothrace, on passe le pont Galata, on va à gauche, le marché aux poissons, et hop! Comme par magie le gros monsieur moustachu qu’elle nous avait décrit, apparait ! Elle avait raison, son sandwich est juste une tuerie! En plus, le type est super chouette!
Repus, on se lance dans le grand bazard qui regorge d’objets incalculable. C’est ici, qu’Émilie & Émiline s’entrainent au marchandage, les débuts sont fébriles mais on s’en sort plutôt bien! Le bazar est un sorte de gruyère, où grouille une multitude d’objets plus ou moins beaux et utiles, des bijoux, des épices, des gâteaux, des bars, des touristes, des autochtones…Un joyeux bordel plutôt bien organisé.
On a vraiment envie de voir le coucher de soleil sur Istanbul vu depuis le Bosphore, du coup nous passons de l’autre côté de celui-ci, sur la rive asiatique d’Istanbul, en ferry. C’est à la fois marrant et excitant de se dire que nous avons quitter l’Europe, pour le continent Asiatique. Ici l’Occident côtoie l’Orient. Sur cette rive, l’ambiance est beaucoup moins touristique, il y a des quartier alternatifs et festifs. C’est sympa, on se pose dans un bar, après ce rythme infernal, ça ne fait pas de mal! On attend le coucher de soleil pour reprendre le ferry, et cette fois ci encore, nous ne sommes pas déçus, le crépuscule sur les moquées et sur Istanbul est splendide. Notons qu’Émiline est une experte des mouettes, elles n’ont pas de secrets pour elle, qui sait les prendre en photos comme une pro! 🙂

Jeudi, on se lève avec la ferme intention de partir sur les îles aux princes pour échapper au brouhaha de la ville. Mais la météo nous retiens, il pleut…du coup, on part dans l’après midi, la météo étant plus clémente. Sur l’ile aux princes, il n’y a pas de voitures, ce qui est agréable. Les voitures sont remplacées par des chevaux, qui pourrait paraitre super sympa de premier abord, mais Émiline qui fait de l’équitation, nous explique que ce ne sont pas des chevaux de trait et de plus au lieu de les faire marcher au pas, ils passent leur journée à galoper sur le bitume, ce qui n’est pas bon pour eux, d’ailleurs on croise plusieurs calèches avec des chevaux qui boitent….ça enlève du charme…Finalement, on trouve ça cruel. C’est sympa, mais pas transcendant non plus, ce qui nous empêche pas de passer un bon moment ensemble avant le départ d’Émiline qui est prévu au lendemain.

L’heure de la fin des vacances d’Emiline à sonner, nous prenons donc la direction de l’aéroport. La semaine aura été courte mais riche en découverte, on fait nos adieux à notre beach-beach, un peu déçus de ne pas continuer une semaine de plus avec elle. C’était avec plaisir de l’avoir avec nous!
Pour nous l’aventure continue, on prend le bus direction Safranbolu. En Turquie, les trajets sont longs, très longs, mais c’est toujours agréable d’être dans un bus Turque, on nous gave de gâteaux, de cafés, etc…ça fait passer la pilule des interminables trajets! On arrive le soir sur Safranbolu, à la sortie du bus, nous rencontrons un jeune qui nous aide à trouver un hébergement, il n’ose pas nous amener chez lui parce qu’il est chez ses grands parents, il nous passe son numéro de téléphone au cas où nous aurions besoin d’aide. On se rabat dans une pension. Comme le marchandage est légion ici, Émilie n’hésite pas baisser le prix! Et ça marche! Nous dormons dans une pension pour vraiment pas cher.

Samedi le dolmus nous dépose à Safranbolu, une des plus belles villes ottomane de la Turquie. C’est un petit bourg rempli de maisons blanches, de petits ateliers d’artisanats. Les rues sont animées de vendeurs de Safran et d’autres échoppes, comme le cuivre ou le cuire… On décide de monter sur les hauteurs pour avoir un panorama de la ville. Normalement pour avoir accès à ce point de vu il faut payer, mais comme sans faire exprès, nous sommes passé par la sortie, nous n’avons rien payer! Sur le chemin, on croise deux françaises. Après avoir fait nos photos, on se pose dans un petit café bien sympathique avec un bon thé au Safran. C’est alors qu’on revoit les deux françaises, on les invite à nous rejoindre. Elles s’appellent Charlotte et Lou, elle viennent de Grenoble, elles sont étudiantes infirmière, et passent un mois en Turquie. On sympathise immédiatement et c’est naturellement qu’on continu la visite tous ensemble. On flâne dans les rues, on mange des loukoums toujours au Safran! On regarde un souffleur de verre. Y’a peu de touristes et la plupart sont français, on en a jamais vu autant. C’est super sympa, et le clou de la journée, on a vu un début d’accouchement d’une vache!
La journée passe vite avec nos nouvelles amies, qui sont super sympathique. Sous les conseils d’un gars que les filles ont rencontrés dans leur pension, nous nous attablons dans un resto familial, on se fait un festin pour moins de deux euros par personne! Comme partout en Turquie, le patron et sa femme ne parlant pas un mot d’anglais, Adrien à développé un sens aiguë de la compréhension du Turque, il nous traduit tout ce qu’il essaye de nous dire! On est toutes impressionnées! Adrien à sûrement des origines Turques cachés!

Après la journée au calme de Safranbolu, on prend la route pour la vallée d’Ilhara, qui se trouve dans les Cappadoce. Tous se passe bien jusqu’à l’arrivée d’Aksaray, où l’on doit changer de bus pour atteindre la vallée. Malheureusement, il est 18h10 et le dernier bus pour Ilhara est à 18h, nous sommes donc bloqués ici! Une ville immense, sans charme. Impossible pour nous de trouver un jardin étant en ville, de plus, personne n’est chez soi, ils sont tous dehors à attendre la fin du jeun. On tente bien malgré tout auprès d’un jeune pour qu’il puisse nous aider, pensant qu’il parle anglais et qu’il comprenne notre demande, on le suit, il nous emmène dans un hôtel quatre étoiles, à on ne sait combien de liras! Pourtant c’était pas faute de lui répéter « no money », « cheap hostel »… Un peu dépités, on tente le tout pour le tout en allant voir une jeune dans un arrêt de bus. On lui explique notre situation et qu’on cherche un hébergement gratuit ou pas cher. Et là, immédiatement, sans se poser de questions, elle nous dit qu’elle va chercher pour nous, ne pouvant pas nous héberger dans sa chambre d’étudiante. Incroyable, elle va dans un premier temps demandé dans un bar, on se retrouve donc à boire un coup avec elle, elle c’est Burain, et c’est tout simplement une fille avec une gentillesse incroyable. Finalement le type du bar ne veut pas nous héberger, elle se démène pour nous trouver une solution et semble affecter par les refus qu’elle reçoit ! Burain sympathise avec nos voisins de tables, qui nous payent à manger! Pour finir l’histoire, un des amis de Burain accepte de nous héberger dans leurs pension, qui est normalement réserve qu’aux hommes, celui ci fait une exception et nous fait un prix à vraiment pas cher. Pour y aller, c’est notre voisin qui nous y amène en voiture, toujours en compagnie de Burain. Commence alors un vrai sketchs, le type s’arrête toutes les 10 secondes pour demander où se trouve la pension d’une manière loufoque, personne ne voit où elle se trouve, son pote à côté s’amuse avec un énorme nounours! La situation est vraiment comique, finalement c’est grâce à Burain qu’on arrive à destination ! On dit adieux à cette nana, on l’a serre dans nos bras et nous dit qu’elle à vraiment été super heureuse de vivre une telle aventure avec nous! On n’oubliera jamais cette rencontre.
On se couche avec la ferme intention de quitter cette fucking ville dès le lendemain!

Le petit mot d’Emy

Ravie d’avoir retrouvé mon frère et Émilie à Istanbul, malgré le stress de l’embarquement à l’aéroport de Marseille. Directement mis dans le bain de foule de la ville, j’étais pressé de découvrir notre camping à Kylios. Petit camping sympa malgré les plages payantes, les vacances commençait ! Barbecue, apéro au soleil, tout pour se sentir à l’aise, mais l’excitation d’Istanbul m’envahissais. Lorsque nous nous sommes installé dans notre petit appart confortable, j’avais qu’une seule envie, c’était de partir en visite. Les 3 jours ont étaient intensif mais pour la bonne cause. Ce fut une explosion de plaisir ! Chaque bâtiments étaient exceptionnels, que ce soit pour leur architecture que par les décors et l’ambiance qui en dégage. De plus, j’ai découvert des Istanbouliotes très sympathique et pas du tout oppressants. Bref, je remercie Adrien et Emilie pour leur accueil et les bons moments passés ensemble. Je leur souhaite encore pleins de découvertes et de bien terminer leur route!
Emy alias « beach beach »!

beudbeud Administrator

2 comments

  • beudin myriam Posted on 09/08/2013 at 20 h 49 min Reply

    contente de lire ces nouvelles vous concernant tous les trois. Je vois que tout se passe bien, profitez encore de la Turquie. On pense très fort à vous, mangez bien!! vous avez maigri tous les deux.

  • EMY beach beach Posted on 10/08/2013 at 14 h 15 min Reply

    🙂

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