Monténégro

Une semaine sans fin

Une semaine sans fin

wpid-P1040438.JPGAprès avoir fait les plus belles villes de la Dalmatie du nord et du centre, on met le cap vers les terres, plus précisément vers Mostar en Bosnie-Herzégovine. Depuis notre 1er voyage en Croatie, j’avais (Adrien) envie de visiter cette ville. C’est sûrement dû au fait que mon père est partie là bas durant la guerre de 92 et de pouvoir voir et comprendre ce qui s’est passé dans cette partie du monde. Pour se faire, il existe deux itinéraires : le facile, l’excursion d’une journée depuis Dubrovnik en bus ou celui moins connu, le train depuis Ploče. Bien évidemment nous choisissons le train! Le programme est simple bus de Split à Ploče et ensuite le seul train pour Mostar en fin de soirée. Arrivés à Ploče on se dirige vers la gare. Et là, le no man’s Land! Pas un chat dans le « hall », n’y au guichet… Il est important de faire une description de la gare, elle ressemble a un énorme gymnase soviétique, c’est tellement vide et grand que ça résonne!. 15mins passe, le guichetier daigne enfin revenir de sa pause d’un pas nonchalant. Et là commence un monologue pour Adrien.
– Bonjour deux billet pour Mostar, Merci
Le guichetier remplie les billets sans un regard.
– C’est combien?
Le guichetier montre le montant sur sa calculette d’un air mal aimable.
– Merci, au revoir.
Le guichetier ferme la vitre
Il n’aura pas dit un mot. Ambiance froide comme ce gymnase!
Le train arrive, il est composé de deux wagons et d’une locomotive. Les wagons sont classes, intérieur tout en bois et siège super confort! Sauf qu’il n’y a pas de ventilations et les vitres sont bloqués, on a l’impression d’être dans un sauna, en fait c’était classe il y 20 ans! Le train suit la rivière Nerevta, le paysage est joli, on passe d’un paysage méditerranéen à un paysage plus montagneux et verdoyant. Arrivés à la frontière de la Bosnie-Herzégovine autre changement, l’équipage du train est maintenant bosniaque et dans les villages on voit apparaitre des mosquées. Au bout d’une heure et demi on entre dans une gare, aucunes annonces, on comprend à la dernière minute que c’est la gare de Mostar centre! On se rue vers la sortie juste avant la fermeture des portes, tant bien que mal, en effet, Adrien, dans la précipitation à défoncé le bide d’un monsieur avec son sac dans le train qui bloqué la sortie, malgré nos demandes de se pousser! Enfin sortis, on se fait engueuler par le cheminot! C’est ce qu’on appelle une entrée fracassante! En route pour l’auberge de jeunesse, nous découvrons une ville meurtrie avec d’innombrables immeubles complètement détruis, avec des impacts de balles hallucinants (et non des trous de balles comme dit Émilie!!!)c’est totalement déroutant. On finit la journée avec un petit apéro sur la terrasse dans l’appartement, on voit au loin le pont.

wpid-P1040442.JPGLe mardi, on prend notre temps après une semaine de camping ça fait du bien d’être dans un lit! On se rend directement au pont, et là un homme en maillot de bain demande de l’argent, c’est un membre du club de plongée de Mostar qui saute du haut du pont dans la Nerevta. L’eau à beau être belle d’un bleu azure, ça n’empêche pas qu’elle soit très fraiche. Quelques minutes après et quelques euros en poche l’homme saute du pont sous les regards ébahis des touristes. Même si la ville garde des traces du passé, le centre historique reconstruit en est pas moins magique, on sent l’ambiance Turque avec ses maisons ottomane, les magasins qui vendent des souvenirs font penser à l’Orient et l’appel à la prière des mosquée nous font oublié la Dalmatie, c’est assurément un changement d’univers.
On quitte les rues du centre historique pour trouver un restaurant, on mange d’excellentes shish kebab (brochette de viandes) dans une rue calme de Mostar.
Durant notre visite on passe voir l’expo photo sur la guerre de Bosnie de 1992, des photos parfois saisissantes, cette exposition réveille en nous l’envie de comprendre ce qu’il s’est passé ici. Arrivés à l’appartement, on se plonge dans wikipedia et dans le livre « vie et mort de la Yougoslavie » qu’Adrien avait acheté avant notre départ. Finalement c’était juste il y a 20 ans, ça s’est passé au cœur de l’Europe à 2 h de Paris en Avion et on se rend compte qu’on y connait presque rien…wpid-P1040494.JPG
Le soir on retourne faire un tour et en profiter pour réaliser une belle photo du pont éclairé. Les rues se vide, tous les touristes en excursion sont partis, les magasins de souvenirs rentre leurs babioles, c’est résolument un endroit fascinant.

Le mercredi on embarque dans le 1er bus pour Dubrovnik. Le trajet est long, très long. On passe de la Bosnie à la Croatie, puis de nouveau on rentre en Bosnie, pour finir on repasse la frontière pour la Croatie! Et à chaque fois, c’est contrôle des papiers et du bus. Ce qui dure 1h30! À notre arrivée à Dubrovnik, on retrouve la fine équipe de personnes qui nous agresse à la sortie du bus pour te louer leur chambre. C’est toujours les mêmes, rien a changé en 3 ans! Mais ça fait du bien de revenir ici, de revoir cette ville si magnifique. On passe la nuit au camping de Mlini qu’on connait (un camping familiale et pas cher).

Le lendemain, suite à notre visite de Mostar, avide d’en savoir plus, on part voir l’expo photos sur la guerre de Yougoslavie à Dubrovnik, qui est beaucoup plus grande et plus intéressante que celle de Mostar. Pour passer l’après midi on se pose dans un parc et on réfléchis sur le trajet de nos prochains jours. On fini par choisir d’avancée, de quitté la Croatie et de se rendre en Grèce en passant par le Monténégro et la Macédoine. On passe la soirée dans le vieux Dubrovnik car on pensait pouvoir voir un concert de musique classique sur la scène installée dans la ville. Mais non, le concert était à huis clos. On profite alors, pour s’occuper, de se lancer entre nous dans un concours photos nocturne de Dubrovnik!

N’ayant pas d’autres choix que de passer par le Monténégro pour se rendre en Macédoine, nous prenons donc la direction de Kotor. Arrivés sur place, on regarde wpid-P1040622.JPGles horaires pour Ohrid (Macédoine), le panneau d’informations nous indique que le départ est pour dimanche soir, nous rajoutons donc une nuit supplémentaire à notre réservation. La dame qui nous accueille est très gentille et la chambre est bien, contrairement à la veille ou l’on avait l’impression de dormir dans une cave! Une fois délestés de nos sacs, on visite la ville de Kotor, on en peux plus des touristes, du monde, des visites de villes… La randonnée nous appelle. On décide de se faire une rando le lendemain. Sur le chemin pour rentrer à notre chambre, on passe à la gare routière pour prendre nos billets pour la Macédoine. Là, on nous apprend que le bus n’est pas dimanche mais samedi! Contrairement à ce qui était indiqué. Donc on se retrouve avec une nuit en trop dans notre location, impossible d’annuler la deuxième nuit supplémentaire. On passe la soirée au bord de l’eau un peu blasés, mais bon, on apprend de ses erreurs, de toujours demander au guichet!

On prend notre temps, on a payés pour deux nuits! Comme convenu la veille, on part faire une rando avec nos sacs pour se mettre en jambes pour les prochaines semaines en Grèce. Au bout d’une heure de marche, on arrive à une petite église et le balisage nous indique la forteresse de Kotor. On passe par une petite ouverture et nous voilà sur les remparts qui sont normalement payant de 6 euros! Y’a pas de petites économies! La vue est dégagée sur la baie et sur toute la vieille ville de Kotor. On redescend pour nous rendre à la gare routière et attendre notre bus, il arrive avec 20 mins de retard, ça commence bien! Un vieux bus arrive, un peu comme les bus scolaire qui nous amenait à la piscine! Au bout d’une heure, le bus s’immobilise, un énorme accident de la route bouche la circulation. Encore 1h dans les dents et on est toujours au Monténégro! La frontière et la traversée de l’Albanie se passe plutôt bien à part quelques trous énormes dans la chaussée qui oblige le bus a dévié ou de ralentir très très fréquemment! Le sommeil fut mouvementé!

Il est 5h30 quand on arrivons enfin a Ohrid. Même à 5h du mat, on nous accoste à plusieurs reprises pour nous louer leurs maudites chambres! Direction le centrewpid-P1040652.JPG pour trouver de quoi petit déjeuner. Le ventre rassasié, on se dirige vers la plage au bord du lac pour dormir. Émir, le proprio de l’appart nous accueille, nous lui faisons part de notre projet d’aller en Grèce autour d’un verre de rakija, et là, il nous annonce qu’il n’y pas de bus entre Orhid et la Grèce, alors qu’on se trouve juste a 80kms de la frontière! Ce serait dû à des conflits entre les deux gouvernements. Il existe peut être un train de Skopje à Thessalonique mais après vérification, le train à était supprimé à cause de coupes budgétaires dans la compagnie ferroviaire grecque! Il nous reste que peu de solutions, on a beau tourné le problème de long en large, c’est décidément plus que la galère d’aller en Grèce! On décide donc de partir avec notre hôte le lendemain avec sa voiture.
C’est un peu dans le flou qu’on visite la ville d’Ohrid et son magnifique monastère byzantin du X siècle.

Départ 8h avec Emir, pour la Grèce, nous quittons l’ex-Yougoslavie avec le sentiment de mieux la comprendre.

À la semaine prochaine, en espérant quelle soit moins galère pour nous.

PS: bonne anniversaire à Sophie qui fête ses 35 ans!

beudbeud Administrator

3 comments

  • beudin myriam Posted on 02/07/2013 at 19 h 08 min Reply

    salut, c un peu galère cette semaine, j’espère que la Grèce sera plus accueillante. Bisou

  • brigitte Posted on 02/07/2013 at 21 h 07 min Reply

    bon courage vous allez avoir chaud la bas protègè vous du soleil biz ,

  • sophie Posted on 03/07/2013 at 21 h 08 min Reply

    merci c’est gentil de pensé a moi .bonne route et bon courage.

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