Turquie

The long long way

The long long way

Lundi, toujours d’attaque, les sacs sur le dos, c’est reparti pour la suite de la voie Lycienne! Vu la chaleur, on part dans les alentours de 6h du mat’. On attaque d’emblée une montée du feu de dieu, ça beau être le petit matin, mais ça nous empêche pas de transpire à grosses gouttes, c’est éprouvant, mais nos efforts sont dix fois récompensés par une vue magnifique sur la plage de kabak puis de la plage « paradise beach », on est en extase devant ce paysage tout juste incroyable.
Après une halte dans un petit hameau, histoire de se ravitailler en eau (où l’on aura le droit à une énième fois à cette mythique phrase  » where are you from » seule phrase d’anglais que les Turcs connaissent! 🙂 , on nous l’a demande au moins 5 fois par jours, si ce n’est plus!) on prend la direction de Gey.
Sur le chemin, on passe près d’une citerne ottomane, où beaucoup de bergers sont encore en activités, qui n’hésitent pas a s’arrêter pour nous dire bonjour.
Sous les coups de midi, nous arrivons dans le village de Gey, qui signe la fin de l’étape du jour. On meurt de faim! On s’arrête donc dans une supérette qui fait aussi office de restaurant. Ici pas de carte, c’est la patronne qui cuisine avec ce qu’elle dispose! On se régale encore une fois, après tous ses efforts, c’est revigorant! Ce petit resto fait aussi pension, on dormira donc en haut sur la terrasse. Nous sommes les seuls et la femme qui nous accueil est particulièrement gentille, les clients ne courent pas les rues! À chaque questions, nous aurons le droit à un « Yok Yok problem » (du truko-anglais qui veux dire « il n’y a pas de problèmes ! »). L’après midi, c’est sieste obligée, la chaleur est vraiment écrasante, heureusement que l’on arrive à finir les étapes dans la matinée. Le repas du soir est copieux, on passera une excellente soirée parmi cette famille avec des enfants adorable qui ne cesseront de nous apporter des amandes.

La nuit à été courte pour nous et pour la patronne qui à tenue à se lever pour nous préparer le petit déjeuner à 5h du mat’, elle est très courageuse. On part, le village est déjà en pleine activité, les chiens, les coqs, les chèvres, le muezzin, tout le monde s’y met, c’est une vraie cacophonie!
Au programme de la journée; seize kilomètres à faire et une belle descente. Six kilomètres plus loin, après avoir fait le plein d’eau dans le village de Bel, on croise un homme avec un énorme tas de branches d’arbres ficelés dans le dos, on rigole avec lui car nous aussi on est chargé avec nos sac à dos. C’est alors qu’il nous propose de boire un thé, c’est tout naturellement qu’on accepte! Qu’elle grossière erreur! Le monsieur aux branches crie dans la rue près d’une maison, pour sûrement dire à sa femme de préparer le thé, et puis s’en va et nous dit d’aller dans la maison, on hésite, puis finalement on rentre! On se retrouve dans la cour d’une maison, remplie de guêpes, à manger du pain rassis avec des fourmis qui y grouillent, dans une ambiance assez désagréable! la femme est visiblement de très mauvaise humeur…Pensant être invités, on mange ce que l’on peux, pour ne pas vexer nos hôtes. On ne s’éternise pas, au moment de partir, en les remerciant, la dame nous sort un « How much »!!! il faut qu’on paye 🙂 Ça tombe mal pour elle, on a plus de sous, tout juste de quoi s’acheter des nouilles! Donc, on lui donne 2 Lira environ 80 cents et on prend la poudre d’escampette ! Quelle histoire!
On est un peu déçus de s’être fait avoir, mais bon, on peut les comprendre, les habitants des villages que nous traversons ne roulent pas sur l’or. Néanmoins ça n’entache en rien de l’hospitalité des Turcs qui sont vraiment accueillants, comme partout il y a des exceptions. À l’heure actuelle, on en rigole de cette anecdote qui aura marquer nos esprits! 🙂
Après une descente de deux heures, on termine l’étape du jour au village de Gavuragili, ce soir là ce sera camping sauvage car nous n’avons plus que 10 Lira (4€) en poche, et pas de distributeurs. On s’installe tout près de la fontaine, où un ancien fait la prière aux plus jeunes, qui ceux ci se marre à regarder Adrien faire à manger ( benh oui, c’est visiblement pas très virile en Turquie!) on passe la journée à dormir, à ne rien faire, à lire sous les oliviers. En fin de soirée, nous sommes rejoints par cinq jeunes françaises qui font aussi la voie Lycienne, elles n’ont pas l’air très motivées à faire connaissance, tant pis, on se couche, toujours sous une chaleur qui ne cesse d’accroitre…

Mercredi 14 août, on entame notre sixième journée de marche, on doit rejoindre le village de Xanthos à dix-huit kilomètres, sur le papier l’étape est facile, c’est du plat tout le long. Cool, on se dit que ça va être de la rigolade! Sur le chemin, on croise les françaises qui nous font douter un moment de la bonne direction, finalement c’est elles qui se sont perdues et nous on est bel et bien sur le bon chemin. Les kilomètres défilent, ça beau être du plat, mais ce jour là, le soleil à décide d’être assassin, 40 degrés, sans ombres, à 10h du matin. Y’a pas d’autres mots, on en bave et encore le mot est faible, il n’y a plus de plaisir, c’est juste atroce! Cette journée là sonne le graal de la randonnée! On décide de l’écourter de deux jours ! Autant les jours précèdent, c’était dur, mais on était récompensés par des paysages magnifique et les étapes étaient plutôt courte, mais là, on capitule!
Vers 14h, on arrive tant bien que mal au village de Letoon, une ancienne cité lycienne. Toujours pas de distributeur, du coup, on s’installe près de l’entrée payante des ruines, où le gardien nous autorise à s’installer sur les tables de pic-nique. Exténués, on se fait nos nouilles devant les touristes intrigués! On passe l’après midi à faire la sieste près des ruines, en attendant que les températures et que le soleil baisse, pour pouvoir faire les quatre kilomètres restants. Finalement, la motivation nous ayant lâchés définitivement, on demandera à un couple de français super sympa de nous déposer à Xanthos!
Pour nous la voie lycienne s’achève ici, fatigués mais fièrs d’avoir fait soixante-dix kilomètres dans un décor de rêve. Cette randonnée aura été riche en souvenirs.
On fait le choix de partir vers Istanbul le soir même pour rejoindre ensuite l’Europe et tout particulièrement la Hongrie et l’Autriche. Initialement, il était prévu d’aller à Pamukkale, mais après les retours qu’on a eu, il s’avère que c’est une destination de tourisme de masse, très peu pour nous qui venons de passer une semaine en autarcie!

La nuit à était dure dans le bus, deux gamins se sont relayer toute la nuit à pleuré. De nouveau à Istanbul, on en profite pour aller l’église de Chora, qu’on nous à conseillée plusieurs fois. On comprends mieux pourquoi, c’est une église ornée de mosaïques bien conservées datant de l’époque byzantine, ce qui est vraiment le comble, c’est qu’à l’arrivée de l’islam, elle fut reconvertie en mosquée et les mosaïques recouvertes à la chaux. Au final la chaux les à merveilleusement bien conservées, l’effet contraire désiré. Belle morale!
Après cette belle visite on se dirige vers la gare pour prendre nos billets pour Bucarest. Au guichet, Adrien utilise son plus beau Turc pour acheter les billets, et ça à l’air de faire plaisir au guichetier! Les billets en poche, on se pose dans la gare, mais nous sommes vite déranger par le guichetier qui nous conseil de visiter la ville au lieu de rester là! Pour nous convaincre il nous propose même de garder nos sacs dans son bureau!
En posant nos sacs, le guichetier qui n’est qu’autre que le chef de gare, nous invite à prendre le thé dans son bureau, et pas n’importe lequel, celui du chef de la mythique gare de l’Orient express!!!
Il s’appelle Mohamed, il est vraiment adorable même si il ne parle qu’une phrase d’anglais « where are you from?! », on réussira à pas mal communiquer grâce à Google translate. L’après midi sera ponctuée de promenades et lorsqu’on revient à la gare il nous ré invitera dans son bureau, nous serons en tout invités trois fois, à discuter autour d’un bon thé! On est bien avec ce Mohamed. il est tout fier de nous montrer des photos de sa famille, la famille étant très importante en Turquie. ( et il peut, ses enfants sont beaux, y’en a même un pilote de ligne!) Attentionné, il accompagnera même Émilie à un bureau de change! Décidément ils ne sont pas bousculé par le travail!
Le temps passe vite, il est déjà l’heure pour nous de prendre le train pour la Roumanie. Après les embrassades, on quitte notre Mohamed. Dans le train, il y a que des routards. Dans notre compartiment, on rencontre deux jeunes Suisses qui font un voyage en Europe grâce au pass Inter-Rail. On ne verra pas le temps passé en leur compagnie, on se couchera vers 1h du mat’.

La nuit est rythmée par les différents contrôles de police et de billets. Arrivés en Bulgarie, au petit matin, nos compagnons de route nous quittent. La journée passe plutôt vite, on traverse la Bulgarie, où l’on s’arrêtera une heure, juste le temps d’apercevoir que la bouffe est vraiment pas cher. Puis on finira par traverser le Danube. On arrive enfin à Bucarest vers 18h. A peine le pied à terre, on se dirige vers une auberge de jeunesse qui s’avère complète. On nous dirige donc dans une autre, où l’on aura droit à un dortoir vide et surtout à des toilettes propres, ce qui n’était pas arrives depuis un bon bout de temps! Rien d’exceptionnel en cette journée.

Comme nous ne pouvons pas visiter tous les pays, nous avons prioriser la Hongrie et l’Autriche au détriment de la Bulgarie et de la Roumanie. Nous n’avons pas envie de courir pour le mois restant, mais de profiter des pays que nous visitons. De ce fait, comme notre train s’arrête obligatoirement à Bucarest, on l’a visitera le temps d’une journée.
On décide de faire le musée en plein air qui regroupe toutes les habitation traditionnels de la Roumanie. La ville est calme, personne dans les rues. On est un peu frustrés de ne pas en voir plus sur la Roumanie, c’est sur, ce sera une prochaine destination. On ne peux pas tout visiter malheureusement.
Le soir, on est de nouveau dans un train, direction Budapest en Hongrie. C’est dans ce train qu’on fera la rencontre David et Kaëlligue (un prénom breton!) de Tours et Nantes, tous deux futurs éducateurs spécialisés, leur petit périple est bien sympa, ils nous raconte leur séjour en camping sauvage en Croatie, le festival de musique tzigane de Guca en Serbie, apparemment c’est de la folie, les serbes seraient fou! ( mais ça, on le savait déjà! 🙂 ) C’est obligé, un jour, on sera de la partie, ils nous on trop donné envie!
L’ambiance est à la rigolade, le courant passe super bien. On est mort de rire avec leur histoire du Serbe qui essaye de cacher des clopes n’importe où dans le train…quant tout à coup, la contrôleuse arrive, mini jupe, une allure stricte au possible, elle fait vraiment peur! En passant vers nous, elle s’arrête, d’un air pas commode et en se pinçant le nez, nous dit en Roumain(enfin, on imagine!) qu’on pue des pieds dans un long monologue et on comprends qu’elle nous ordonne de remettre nos chaussures!!! Un mot nous saute aux oreilles « Asphyxie », ça on a compris! Au lieu de nous impressionnés, elle nous fait trop rire! Le pire dans tous ça, c’est qu’elle ne rigolait pas, encore mieux, elle prenait les Roumains à parti (toujours en se pinçant le nez!) du genre  » vous avez vu les Français, intoxique tous le wagon ! ! ! » tous le monde nous regarde à présent! C’est vrai, on pue des pieds, on est des routards nous! Bref, c’était un vrai sketches! On aura bien rigolé ce soir là avec David et Kaëlligue. C’est toujours agréable d’avoir des compagnons de voyage!

Dimanche matin, on est réveillés par des douaniers hongrois largement désagréable ! « PASSEPORT » ordonne t-il en tapant violemment sur la table, histoire de bien nous réveilles. Des envies de meurtres s’empare d’Émilie ! Bienvenu en Hongrie!
Nous voilà sur Budapest, on a pas encore de logements, pas de couchsurfing positive malgré nos demandes, notre amie Véra ne peux pas nous héberger car comme beaucoup de hongrois, elle est partie en long weekend, car le mardi est férié et les hongrois font le pont. Bref, la journée est rythmée par la galère à dénicher un hébergement pas cher, qu’on finira par trouver grâce à une vente privée sur booking. Finalement la journée se termine bien, heureux d’avoir un lit.

À la semaine prochaine!
C’est le début de la fin, dans un peu moins d’un mois, nous serons de retour! 🙂

PS: bon anniversaire à Martin
PS2: Suite à un soucis de portable, nous avons perdu les numéros de nos compagnons de voyage ! ( David, Kaëlligue, Lou, Charlotte si vous nous lisez, envoyez nous un mail! 🙂 )

beudbeud Administrator

2 comments

  • EMY beach beach Posted on 25/08/2013 at 17 h 41 min Reply

    Bonne continuation les amoureux! Alan et Laura on fait Guca il y a 2 ans, vraiment apparemment c’est une folie! profitez en bien le temps passe trop vite!! bisous !!

  • beudin myriam Posted on 25/08/2013 at 19 h 59 min Reply

    bravo à Emilie d’avoir fait autant de kilomètres dans la souffrance. Essayez d’aller aux bains turques à Budapest à ce qui parait c’est super. Bonne continuation et à bientôt. Papa biz

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