Turquie

Sac à dos et randonnées

Sac à dos et randonnées

Lundi, on se lève positif et déterminés pour se rendre à Selime, lieu de départ pour visiter la vallée d’Ilhara. On finit par comprendre (en décryptant le Turc 🙂 ) où se situer « l’arrêt de bus ». On arrive à Selime grâce à l’aide d’une petite mamie qui fut notre guide! Selime et la vallée D’Ilhara se trouve dans le sud de la Cappadoce, ici il n’y a pas de cheminées de fée, c’est plutôt un ensemble d’églises taillées dans les gorges. Après la visite du monastère bien sympathique, c’est parti, on se lance dans la vallée! La vallée est verdoyante, parsemés d’églises et de maisons troglodytes, c’est vraiment dépaysant. Et puis c’est top, dès qu’il faut marcher y’a plus personne, les touristes fuient! À nous la tranquillité! Pendant la sieste, un turque s’installe avec nous et nous donne des pommes! On ne se foule pas, on arrive la soir à Berlissima, à mi chemin de la vallée, pour y passer la nuit. On dormira au dessus de l’eau sur un ponton aménage, plutôt sympathique.
C’est ici, en jouant au backgammon, qu’on voit au loin un cycliste avec une allure d’un tour du mondiste! En plus, il vient dormir dans le même camping que nous. Il s’appelle Nicolas, un français, qui dans le cadre de ses études, à décidé de faire un voyage de 4 mois en partant de Lille en vélo avec pour destination Jérusalem! Là bas, il s’occupera d’une garderie pendant 1 mois. Rien que ça! Nicolas nous raconte son voyage, ses aventures, ses découvertes autour d’une bonne plâtrée de pâte ! (le repas officiel du voyageur !) c’est avec enthousiasme qu’on l’écoute nous raconter ses belles rencontres humaines. Entre voyageurs, on a toujours milles choses à se dire, et c’est avec grand plaisir qu’on passe la soirée à faire connaissance.

Le mardi, on continu la visite de la vallée, mais cette fois, en compagnie de Nicolas, qui à laissé son vélo au camping pour en profiter pleinement. La fin de la vallée est parsemées d’églises encore plus belles que la veille, elles sont toutes joliment peintes. Néanmoins le paysage de ce tronçon est beaucoup moins verdoyant. On grimpe, on escalade, on visite, c’est vraiment très ludique, en plus Nicolas est un excellent guide, il nous apprend un tas de choses, en effet il y a quelques jours, il a participé (ou plutôt s’est incrusté!) dans une visite guidée dans les Cappadoce du nord! Ne voulant pas revivre la même aventure chaotique de l’autre jour pour venir ici, on fini la visite en début d’après midi pour que nous puissions prendre un bus et arriver assez tôt à Gorëme. La rando se termine à Ilhara, Nicolas doit retourner chercher son vélo à Berlissima, un des villageois lui annonce que le dolmus passe par Berlisima, mais qu’il ne s’y arrête pas! On a l’impression d’être dans le sketch de Chevalier et Laspales. On fait nos adieux à ce fameux Nicolas, qui aura été une belle rencontre (d’ailleurs si tu nous lie, on espère que tu es bien arrivé à Chypre!). Lui, retourne à pied pour récupérer son vélo.
Quant à nous, et bien, on espère voir arriver le dolmus qui devrait soit disant arriver dans les 5 minutes! Une heure plus tard toujours rien! 🙂 ( Il faut savoir qu’en Turquie, c’est toujours 5 minutes d’attentes quand on demande!). C’est pas grave, on se rabat sur le stop, il nous aura fallu que quelques secondes pour se retrouver à l’arrière d’une camionnette d’un livreur de colis! Pas de sièges, ni de ceintures, on est bourlingué dans tous les sens, tel un colis qui attend sa destination 🙂 ! Ça recule, ça klaxonne, ça fait demi tour, le tout avec énergie s’il vous plait ! D’ailleurs, après un énième virage serré, une question existentielle survient à Émilie, « Mais en fait, à quoi ressemble les réanimations en Turquie?! » ça nous fait bien marrer, m’enfin au bout d’une heure, notre coccyx, n’en peut plus! Rapide et efficace il nous dépose même à la gare routière. La chance est avec nous, on arrive à destination pas trop tard. Alléluia !

Dans la région des Cappadoce, les journées sont caniculaires et les nuits plus que fraiche, on se réveil donc tôt. C’est en sortant des toilettes à 7h, qu’Adrien interpelle deux demoiselles, c’est Lou et Charlotte! Les deux françaises rencontrées précédemment à Safranbolu! Après les retrouvailles, on décide de randonnée dans la vallée des roses tous ensemble. A peine sortis du camping, un monsieur qui attendait au bord du chemin (?!), s’incruste dans notre petit groupe. Il est un peu bizarre, quand il parle on ne comprend pas tout. Il dit avoir une résidence ici et qu’il habiterait en Belgique… On le trouve tous spécial, il nous met mal à l’aise, en plus il absorbe toute la conversation, impossible d’en placer une ! C’est à celui qui marchera le plus vite, pour éviter d’être derrière en sa compagnie! La randonnée continue jusqu’à la croisée d’un chemin, notre « sympathique monsieur » nous dit au revoir, qu’il était content de nous avoir rencontré… Sauf pour Charlotte qui à droit à un « Et pour vous, soyez plus open ça serait bien! ». On reste tous sur le cul! On en rigole bien par la suite! On enchaine la vallée rose puis rouge qui doivent leurs noms à la couleur de la pierre.
La soirée est chargée, on attend la fin d’après midi pour éviter la foule de touristes afin de pouvoir profiter pleinement du musée en pleine air de Gorëme qui regroupe une dizaine d’églises byzantine taillées dans la roche. C’est super chouette, décidément ils étaient vraiment fou de dieu à cette époque…Ensuite on monte sur les hauteurs de Gorëme pour voir le coucher de soleil sur les Cappadoce. On finit la soirée dans un bar en compagnie de Charlotte, Lou et Coline (une autre française que les filles on rencontrées la veille au musée de Gorëme), qui est bourrée d’humours, c’est une baroudeuse qui à pas mal voyagé et qui à fait de l’humanitaire en Inde. Encore une bonne soirée bien agréable, malgré la fatigue de la journée.

Toujours en compagnie de nos trois amies françaises, on se lance dans la vallée des pigeons, une randonnée en théorie de deux heures. Après un début difficile où l’on se perd déjà, impossible de trouver le début de chemin. Le chemin enfin trouvé, on avance bien motivés, sauf qu’au bout de trente minutes, on arrive déjà à Uschisar qui met fin à la randonnée, et on a vu aucuns pigeons! C’est à ne rien comprendre ! En plus le village de Uschisar décrit comme magnifique dans le routard, n’a vraiment rien de superbe, c’est juste une enfilade d’hôtels de luxe… ah ils sont là les pigeons 🙂 ! C’est pas grave, ça nous laisse plus de temps pour la visite de la ville souterraine de Kaymakli. Enfin c’est ce que l’on pense, une fois sur place, on trouve les portes closes! Et oui, nous sommes le premier jours de la fin du ramadan, c’est un jour de fête, donc fériés, tous les Turcs sont sur leurs 31, les gosses ont sortis leurs vêtements les plus kitche, c’est fun ! On a de la chance, la cité ouvre à 13h. On passe le temps dans un kebab un peu douteux. La visite de la ville souterraine est bien sympathique, équipés de nos lampes torches, on fait nos explorateurs pour trouver des passages cachés. C’est fou de se dire que des gens vivaient là, environ 3000, dans les profondeurs de la terre pour éviter les envahisseurs.
On quitte les Cappadoce après avoir fait nos adieux à Coline, on prend le bus pour 12h toujours en compagnie de Lou et Charlotte, qui elles, s’arrêteront plus tôt sur le trajet au lac d’Erğidir. Pour nous, ce sera Fethyie, A nous les plages de rêves !

Nous voilà enfin aux portes de la voie Lycienne, au sud de la Turquie, qui relit Antalya à Fethiye ce qui représente quand même 500 kms. C’est parait-il l’une des plus belles randonnées au monde 🙂 , elle nous fait envie depuis plus de trois ans. Nous n’avons pas la folie de faire les 500 kilomètres, rassurez-vous, une semaine sera amplement suffisante !
Le départ de la randonnée commence mal, personne ne connait la « Lycian way » à Ovacik, lieu du départ, pas de randonneurs dans ce bled, seulement des touristes Anglais avec une multitude de magasins à touristes et d’hôtels à pigeons, ici on ne vous dit pas « Merabah » mais « Hello »! On fini par demander à un vendeur d’excursions sportive, celui ci nous indique un village non loin de là… Sous ses conseils, nous voilà à Kayakoÿ. Inchallah! On voit un panneau de la lycian way, on s’y lance! Quant au bout de 30 secondes, on nous interpelle pour payer un ticket pour passer! Quoi ? Et oui, le chemin passe par le musée en plein aire de Kayakoÿ, qui se trouve être un village désert, tomber en ruine après le transfert de population entre la Grèce et la Turquie. On comprend que premièrement, on est pas sur le départ de la voie lycienne mais sur un itinéraire bis. Et de deux, on s’en tape, on n’a pas la tête à s’instruire ! Le billet d’entrée en poche, on se lance sur le chemin, qui normalement nous mènera sur la LIKYA YOLU (voie lycienne) le lendemain. On se réconforte le chemin est simple, bien balisé et le paysage est juste magnifique, avec une superbe vue sur la plage d’ Ölüdeniz et son lagon.

Comme la veille, on demande un peu partout où se trouve le début de cette fameuse randonnée! Même scénario qui se répète, personne ne peux nous répondre…En revanche, ils savent parfaitement vendre une croisière en bateau ou du parapente! C’est fou, ils ont une des plus belles randonnée au monde à deux pas de chez eux et ne le savent même pas, c’est un peu triste. Bon, c’est pas grave on va bien trouver, à l’aide d’un plan sommaire, on devine qu’il y a bien un chemin qui l’a rejoint depuis Ölüdeniz. Nos recherches ne sont pas veine, on trouve enfin l’itinéraire alternatif. Ça grimpe fort, très fort et au bout de deux heures, on voit le panneau de la Lycian way! YES! Le parcours du combattant s’achève enfin!
La montée nous à demandé beaucoup d’efforts et nos réserves d’eau diminuent. Ce serait vraiment bête de mourir de soif, maintenant qu’on est sur le bon chemin! 🙂
C’est dans un village perché dans la montagne qu’Adrien demande au loin, à grands coups de coucou de l’eau à quelqu’un qui sort de chez elle. Son nom est Mohamed, 37 ans, une allure de hippie et d’une générosité incroyable, qui en plus de nous offrir de l’eau, nous invite naturellement à manger chez lui. Nous voilà donc installés confortablement sur une terrasse avec une vue grandiose. Tout ici inspire au calme et à la relaxation.
La table est juste extraordinaire, il nous offre de la pastèque, tomates, fromages du coin, gâteaux, fruits, thés à profusions, tous ça super bien présenté… C’est dingue, on est vraiment touchés par cet homme et de son hospitalité. On a de la chance, Mohamed parle Anglais, on peut facilement converser avec. À la question que fais tu dans la vie, il nous répond « mon travail est de prendre le temps de vivre et méditer ». Quelle sagesse 🙂 ! On passe deux bonnes heures avec lui, en savourant chaque instant. Au moment de nos adieux, Mohamed à dû remarquer qu’Adrien avait un peu mal au dos, il se met à lui faire une séance de Sophrologie ! On se serre dans les bras, on le remercie mille fois et c’est avec émotions que nous quittons ce personnage qui fût une rencontre totalement inattendue et insolite. Une belle leçon de générosité qu’on est pas prêts d’oublier…
Repus, la descente vers le village de Faralya se fait bien, grâce au bonnes énergies fournies par notre chaman Mohamed! On passe dans des petits villages rurales, on sent que la vie doit être vraiment dur pour beaucoup d’entre eux.
Arrivés au village de Faralya, on consulte notre petit guide alternatif (pour les routards fauchés:-) ) de réductions qui nous conseil la pension George House, une pension familiale. On a bien fait, le lieu est bien situé, la vue est magnifique sur la vallée des papillons, l’accueil fort agréable, la piscine rafraichissante et l’emplacement pour notre tente qui donne sur un couché de soleil…Le pied! Le repas est excellent, tout est fait maison, on se pose avec Anne-Lise, une québécoise qui travail ici, en échange de l’hébergement. A notre table, il y à aussi Ilker qui n’est rien d’autre que celui qui à créer le petit guide de réductions qui nous permet d’être ici , c’est vraiment marrant de le rencontrer! il est accompagné d’une française, Marion qui à fait une année Erasmus sur Istanbul et qui bosse pour le guide. S’achève une belle journée comme on les aime!

Le réveil sonne, il est cinq heures du matin, il est temps pour nous de reprendre la marche et d’éviter les fortes chaleurs. Même si l’étape du jours est assez simple, on préfère arriver tôt et profiter de notre après midi à la plage! Au bout de trois heures, on arrive au village de Kabak, qui en passant à une plage de rêve, de quoi passer une aprem’ plus que agréable ! Mais avant, on a faim, alors on se pose dans un petit resto familial traditionnel qui paye pas de mine. On commande, quand, un homme accompagné de sa femme et de son fils, nous invite à rejoindre leur table! C’est avec grand plaisir que nous acceptons de partager nos plats! Metin et Sofia sont super chaleureux, ils nous apprennent des mots turcs, on à le droit à une multitude de plats traditionnels Turc…Finalement, il n’y a pas besoin de grande discussions pour s’attacher aux personnes. On passe également un bon et beau moment de partage avec cette petite famille. La surprise est encore plus grande lorsqu’il nous annonce que nous sommes ses invités! Gênés, on n’ose refusé, en Turquie, refuser une invitation est très mal perçue et mal prise. C’est impensable, qu’en deux jours de suite, on est invités à manger. On nous l’avait dit, mais quand même, les Turcs sont incroyablement généreux !
On finira ce weekend là sur la plage de Kabak, avec une mer trop belle et une eau bien chaude!

On vous fait de gros bisous à vous tous! A la semaine prochaine!

PS: Que Myriam ne s’inquiète pas, Adrien mange bien, il est en stage intensif de découvertes culinaires ! 🙂

beudbeud Administrator

Leave a comment