Grèce

Rendez-vous au paradis

Rendez-vous au paradis

Avec un peu de retard, voici la suite de nos aventures !
Voulant faire une île avant de quitter la Grèce, et après avoir consulté notre guide et internet, il s’avère que le plus simple pour nous, serait d’aller sur l’ile de Samothrace. De plus, Vasilis nous à vendu du rêve sur cette île, ventant sa nature luxuriante, ses cascades, ses forêts et ses plages, un vrai paradis pour les amoureux de la nature, il nous en faut pas plus pour nous convaincre! Difficile d’accès, car le seul moyen d’y accéder est le ferry qui part d’Alexandroupoli, qui se trouve être excentré, mais proche de la Turquie, une aubaine pour nous, pour la suite de notre périple. Le programme de la semaine est simple; rejoindre cette île qui nous fait envie, par le train de nuit en partance d’Athènes, qui ne part qu’à partir de mardi.
De ce fait, nous restons une journée de plus dans la Magne. L’ambiance de Stoupa ne nous enchante point, nous décidons de prendre la route pour Kardimili où wpid-P1040994.JPGnous attend une journée farniente à la plage. Personne à l’horizon, une mer excellente, installés sur des cartons de fortune pour éviter les galets. On profite, tranquille de ce lundi au soleil !
Quoi de mieux que de finir cette journée par de bons souvlakis ! Malheur à nous ! On tombe sur la pire taverna de la Péloponnèse ! L’amabilité est en option, les souvlakis c’est du chien, du réchauffé et cerise sur le gâteau, on nous fait payer l’eau en carafe! C’est un peu dégouté que nous partons à la vieille ville pour bivouaquer comme à notre arrivée, il y a une semaine. En chemin, voyant une douche extérieur qui appartient à un gîte, nous résistons pas à en faire bon usage ! Les vacanciers acceptent, rien de tel qu’une bonne douche après une journée plage ! Une fois decrassé, nous rencontrons la propriétaire haute en couleur, qui accepte de nous prêter son jardin pour y planter notre tente.

On repart le matin avec dans nos sacs, des tomates et un concombre offert par notre hôte, direction Athènes pour prendre le train. Arrivés à la gare, nous avons la mauvaise surprise d’apprendre qu’il y a une grève. Pas de trains avant le lendemain ! La grève ! À Athènes, il n’y a pas une journée sans une manifestation ! Mais aujourd’hui l’heure est grave, l’État veut supprimer la police municipal, suppression de cheminots, et on en passe. Les mesures d’austérités sont bel et bien réels pour les grecs. On contact Vasilis, il fait de son possible pour nous héberger mais il est décidément trop surchargé par son travail, il finira tard et personne de la coloc pour nous ouvrir. Nous nous retrouvons donc dans un hôtel dans le quartier d’Omonia, qui dit Omonia, dit glauque, pas toujours bien fréquenté mais pas cher ! Alors on fait pas la fine bouche !

Nous quittons notre chambre « de passe » pour aller vérifier si les grèves perdurent. Ouf ! Le train part bien le soir même à minuit ! On profite donc d’être de nouveau sur Athènes pour faire une journée culture ! On visite le musée de l’Acropole et le musée des instruments de musique folklorique.
Le soir, on boit un coup avec Vasilis et toute sa bande. Le rendez-vous est pris dans un bar bien sympa, avec une bonne ambiance et de la bonne musique ! On rencontre Djéba (désole si on écorche ton nom!) une française, qui à rencontré Nikos (un ami de Vasilis rencontré à la première soirée) grâce au couchsurfing et qui vit maintenant à Athènes. On échange nos impressions sur la Grèce, le courant passe bien, elle a un air d’Aïssa Maïga! (l’actrice), ça fait vraiment plaisir de les revoir tous. Le temps passe vite, on doit partir vers 23h pour prendre le train, et vu les grèves ne vaut mieux pas trainer. Après cette bonne soirée, c’est avec regrets qu’on leur dit au revoir pour de bon. On se serre tous dans les bras. On repart avec des précieux conseils de Savilis pour passer un bon moment sur Samothrace.

Le trajet est long, très long c’est non sans une certaine inquiétude qu’il nous tarde d’arriver, Djéba nous ayant mis en garde que la grève pouvait recommencer à tout moment et rester bloqués sur le trajet ! Que néni ! On arrive bien à Alexandropouli à l’heure ! Avant de partir sur l’île, il nous faut se renseigner des horaires pour Istanbul pour rejoindre Emiline (la sœur d’Adrien). Commence une galère à la grecque ! On nous renvoie de guichets en guichets pendant une heure ! « Non, il faut aller à l’Office de tourisme ! » arrivés là, on nous renvoie ailleurs. Et ce 3 fois ! Un peu comme dans les 12 travaux d’Astérix et d’Obélix ! Toutes les infos en poche, on embarque enfin sur l’île de Samothrace !
Après une nuit et une journée de transport, fatigués, se faisant tard, ne connaissant pas l’île, on se dirige vers le camping dit « pas cher ». Le retour à la nature à un prix, 12 euros pour des toilettes Turques et des douches froide dehors! Merci, mais on sera mieux en free camping, malgré la grosse pancarte d’interdiction!

Le lendemain on découvre Samothrace, enfin plutôt l’ile aux hippies! ici il n’y a que, ou presque que des jeunes grecs, peu d’étrangers, tous sont babas cool, on se croirait dans un rassemblement d’hippies! Ici, le chanvre pousse naturellement sur les rebords des routes! Normal! Le temps est comme suspendu, les heures et les jours se confondent. L’ambiance est on ne peut plus détendu, on est certain de finir notre séjour en Grèce en toute zénitude! En plus de cette ambiance, l’ile est très verdoyante, il y fait plutôt bon.
Le village où nous nous trouvons se nomme Therma car il y’a une source thermal à 40°C, et nous comptons bien en profiter! À quelques mètres des thermes municipaux, se trouve les anciens bains gratuits encore en fonctionnement. L’eau est juste trop wpid-P1050003.JPGchaude, on a même du mal à y rentrer! C’est le pied, on a le bassin pour nous seuls.
Après s’être revigoré aux thermes, on va aux cascades. Sur le chemin, on rencontre John qui nous aide à les trouver, et nous informe qu’il est possible de faire du camping sauvage sur toute l’île, que c’est la tradition ici, d’ailleurs un campement se trouve juste à coté des cascades. Ni une ni deux, on quitte John pour posé notre tente dans un des minis villages hippies, qui se trouve dans la forêt au bord de l’eau. L’ambiance est tranquille, il y a des hamacs, des feux de camp, des bougies, même des cagettes suspendues avec de la nourriture avec un mot où il y est indique que n’importe qui peut se servir! On est contents de notre choix de « villages »!
wpid-P1050024.JPGAprès notre installation, on goûte au plaisir de se baigner et d’escalader les rochers pour rejoindre les différentes piscines naturels, il y en a même une où il y a une corde, histoire de faire Tarzan ! Évidemment tout le long de la balade, ambiance décontractée oblige, nous rencontrons un panel de monsieur et de madame tous nus, peu habitués au début de séjour cela nous gênait un peu, puis au final, on finira par trouver ça normal et naturel ici! Sur le chemin, on retrouve notre John essayant draguer une nana, en vain!
Le soir venu nous faisons la connaissance de nos voisines, ce sont deux Espagnoles, Rossio et Irena, fort sympathique! Elles nous invitent à boire un coup de Tsoupiro (un alcool grec qui cogne pas mal!) autour du feu. Elles sont étudiante Erasmus aux beaux arts à Athènes, et elles passent leurs vacances ici, c’est leur dernier soir. On passe un bon moment de rigolade en leur compagnie, Irena revient d’Istanbul, du coup elle nous donne des bons tuyaux, comme le meilleur sandwich au poisson,wpid-P1050043.JPG c’est noté, il faut aller voir un gros moustachu après le pont…! Sur le camp il y a aussi des gens, disons… Mystique ! Une nana, qui apparemment ressent les énergies et les vibrations des cascades et du feu…A méditer ! Il y a aussi « chelouman » qui ne sourit jamais! Pas méchant pour un sous mais qui nous à observé tout le long de la soirée du haut de son caillou, sans dire un mot!

Debout de bonne heure, en pleine forme (sûrement dû aux énergies des cascades?! 🙂 ) nous sommes décidé à faire l’ascension du mont Saos, le plus haut sommet de l’ile qui culmine à 1611 mètres d’altitude. La rando est agréable, tout le long de la montée, on voit personne à pars des chèvres et des moutons! Une grosse partie du wpid-P1050055.JPGsentier se trouve dans la forêt, mais la dernière partie est ultra difficile, c’est de l’escalade ! Arrivés au sommet, on a pour récompense, une vue panoramique sur toute l’île. C’est juste incroyable! Il y a un vent de dingue, on s’entend à peine parler. La descente est longue, les jambes sont misent à rude épreuve. On finit par se dire qu’on est complètement maso à faire cette rando de fou! Après dix heures de marche, nous sommes de nouveau en bas, au passage, nous nous arrêtons dans le bain thermal, c’est l’arrêt obligé! Ça fait un bien fou !
De retour à notre campement, les filles ne sont malheureusement plus là, mais on fait la connaissance de Giorgos, yourgos ou Georges comme on veut, un grec. C’est un peu le proprio du camp, son fief, le hippie le plus heureux de Samothrace ! il vit ici l’été pendant 3 mois, et il navigue de campements en campements, il fait du parcours dans les cascades, d’ailleurs on l’a vu la veille, filé à toute allure entre les roches. Joyeux et un peu perché, pour lui, Samothrace à été créer par un dieu! Cependant il est vraiment cool et de bonne compagnie, il nous dit qu’on peut utiliser tous ce qu’il y à ici (hamac, table, vaisselles, bouffes…). Nous n’avons pas la force de parler longtemps avec lui, les dix heures de marche nous ont achevés !

wpid-P1050087.JPGDimanche c’est pas encore la grasse mat’ pour nous ! Direction les gorges de Fionas et ses cascades dont la plus grande fait 12 mètres de haut. Rien que ça ! La ballade est simple est agréable jusqu’à la grande cascade, elle juste impressionnante. Le temps est lourd et on a aucunes motivations, on ne s’attarde donc pas dans ces cascades. Comme notre tente se trouve a huit kilomètres de là, on se met à faire du stop à la sortie du parking. En deux minutes, on se retrouve à l’arrière d’un pickup, avec un autre autostoppeur, un réfugie kurdes qui veut rejoindre l’Angleterre. On arrive dans notre chez nous, on se pose tranquille au bord de la cascade, quand soudain, on entend parler français! Des français! Nous faisons de nouveau une rencontre, un couple, Alexis et Candice de Bordeaux, arrivés ici grâce aux conseils de leur couchsurfer d’Athènes! Après une courte discussion et la nuit tombant, on se donne rendez-vous pour un barbecue dans le début de la semaine prochaine, trop content de voir des français, qui sont une espèce rare sur l’ile!

Nous avons passer une semaine vraiment atypique avec son lot de rencontres insolites et fortes agréables ! Alors, on dit un grand merci à notre Vasilis pour nous avoir fait découvrir ce voyage alternatif!

On vous fait une bonne bise, on pense bien à vous et surtout, nous avons hâte de retrouver Emiline!

PS: Vous pouvez voir sur les photos nos bronzage de rêves! Le bronzage du randonneur c’est la classe, impressions garantie ! 🙂

beudbeud Administrator

2 comments

  • beudin myriam Posted on 25/07/2013 at 20 h 33 min Reply

    contente d’avoir de vos nouvelles. J’espère que vous n’aurez pas de problème pour aller à Istambul et retrouver Emiline. Profitez bien et à plus. Biz

  • Jenny Zieubleu Delaforêt Posted on 29/07/2013 at 20 h 16 min Reply

    Emilie, ton bronzage vend du rêêêêêve!!! 😀

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