Grèce

Le bonheur à la grecque

Le bonheur à la grecque

On plie bagages pour Athènes ! Après un voyage interminable, nous débarquons dans la capitale grec, avec aucunes notions d’où nous sommes. Et bien sûr, il n’y a aucunes indications, ni plans pour savoir comment aller dans le centre, même au métro, il ne distribue pas de plan des transport! Une fois une connexion wifi trouvée, on trouve notre chemin, merci google! Mais on a aussi la bonne surprise que Savilis, un couchsurfer nous réponde positivement! On est super contents, ce sera notre première expérience en tant qu’inviter, qui plus est, ce sera dans une coloc, ce qui promet de belles rencontres ! En attendant, le rendez-vous avec notre couchsurfer, nous profitons du quartier de Monastraki et de son grand bazard, tout en sirotant un café frappé, la boisson officielle de la Grèce ! Le bazard regorge d’objets plus improbables les uns que les autres!
Vasilis arrive (avec pour signe distinctif; non un poireau mais un vélo Peugeot gris!) et nous met tout de suite à l’aise. Il à l’air super sympa et dynamique ! On va donc chez lui retrouver ses colocs, Babis et Elena. Leur appartement est super classe, avec un énorme balcon, on sent tout de suite que l’on va passer deux jourwpid-P1040878.JPGs bien agréable en leur compagnie.
C’est autour d’un apéro que nous faisons connaissance, on passe une excellente soirée, on se marre bien, Vasilis est bourré d’humour, de plus, il nous donne une tonne d’informations sur Athènes ! Et surtout deux conseils « ne pas prendre les taxis et ne pas parler à la police 🙂 ». Y’a pas de doutes, Vasilis est le juriste le plus cool d’Athènes ! Ravis de notre soirée et d’enfin retrouver un lit après une semaine de camping, on s’endort comme des masses.

C’est frais et motivés que nous nous lançons à la découverte d’Athènes, munis de notre carte « Smile » (un fastfood grec), car l’Office de tourisme est inexistant. Sur cette carte, on trouve bien sûr les monuments, mais surtout au dos, une pub pour le fastfood qui propose un menu spécial crise, qui se trouve être tout sauf une bonne affaire ! A nous l’Acropole ! On arrive tôt pour pouvoir en profiter pleinement, et on a bien fait, dès 10 heures, le site est bondé de touristes du monde entier qui viennent voir cette merveille. « Visiter Athènes sans l’Acropole c’est comme aller à Toulouse sans manger de cassoulet ! » dixit le papa d’Adrien.
wpid-P1040842.JPGEn effet l’Acropole est grandiose, on en prend plein les yeux, on s’imagine être là il y’a 2400 ans, c’est fou de se dire que ce site à traversé les âges. Nous qui adorons l’archéologie, nous regrettons pas d’être venu ici. Ensuite nous continuons notre visite des autres monuments historique de la ville (la bibliothèque d’Hadrien, le temple de Zeus…).
Ce qui est le plus étonnant dans Athènes, mise à part les monuments, c’est le nombre impressionnant de taxis! Impossible de faire 10 mètres sans en croiser une dizaine, c’est la jungle des taxis! Ici aucuns code de la route ne s’applique, et qui plus est, ils ont très mauvaise réputation ! Après une journée de marche sous un soleil de plomb, nous regagnons la coloc, Vasilis a organisé une soirée pour nous avec ses amis! C’est autour de gyros et de souvlakis accompagnés bien sur d’ouzo (le pastis grec) et de raki qu’on discute, qu’on rigole, ça parle anglais, français, grec, c’est un joyeux bordel! La soirée se finie autour d’une galette des rois cuisinée par Émilie, tout le monde se régale avec. Ça faisait bien longtemps qu’on avait pas passé une aussi bonne soirée, on a l’impression d’être entre amis, un peu comme chez nous, quand on fait nos soirées toulousaine.

On quitte la coloc, on dit au revoir à tout le monde, en espérant les revoir à Toulouse. Après ces trois jours passé en ville, on veux retourner à la verte. Mais avant, c’est notre traversée du désert, impossible de trouver le bus qui part pour la gare routière! L’heure passe, et nous n’avons toujours rien trouvé, on tombe sur un groupe de français qui cherche la même chose que nous. On fini par monter dans le bus qui part dans le sens opposé jusqu’au terminus, pour pouvoir ensuite le reprendre dans le bon sens. Quelle galère ! Nous arrivons enfin à la gare routière où nous attend notre bus pour La Magne.
Arrivés à Kardimyli, petite ville portuaire, on se lance dans notre randonnée (pas longtemps), au bout de 10 minutes de marche on tombe sur la vieille ville, qui est en cours de restauration et qui nous sommes le lieu idéal pour bivouaquer.wpid-P1040884.JPG

C’est aux portes de la veille ville que nous reprenons notre chemin, c’est une matinée bien remplie qui nous attend avec la découverte des gorges de Vyros. Une fois, n’est pas coutume le chemin est plutôt bien balisé! Le sentier dans le lit de la rivière est éprouvant mais nous ne regrettons pas l’effort, car le site est remarquable. C’est sur un panorama des gorges à la terrasse d’un restaurant que nous finissons la matinée. La chaleur est tellement accablante qu’il nous est impossible de marcher l’après midi, c’est donc une séance cocooning qui nous attend: sieste, douche fraiche à la fontaine du village, atelier pédicure et rasage de barbe, de quoi se remettre d’aplomb !
Ici, dans ces montagnes, c’est vraiment typique, les mamies qui se rassemblent sur la place du village ont l’air d’halluciné et rigolent à notre passage! Y’en a même qui travaillent encore, comme bergère. Émilie s’exerçant au grec, essaye de communiquer avec elles, en vain! C’est sous le soleiwpid-P1040911.JPGl de fin de journée, et après s’être fait arrêtés par un chien de berger pas très commode pendant 20 minutes que nous arrivons à un monastère pour y passer la nuit.

Le vendredi, on continue sur notre lancée, on marche jusqu’au village de Kastenia, sur la route, nous passons de point de vus en point de vus, entre mer et montagne. Kastenia est un petit hameau typique, perché dans le creux de la vallée, avec ses cinq églises byzantine, ses deux tavernas, et, où la plupart des habitants y passent leurs journée, que nous arrivons.
Après notre après midi écriture sur la place du village, nous arrivons à Pirgos, où nous comptons y passer la nuit. Mais l’ambiance glaciale du village et de ses habitants, nous rebute! tous le monde nous regarde bizarrement, ils se méfient quand on leur dit bonjour, les mamies ont peur, même le bar qui devrait être un endroit accueillant ne l’est pas, un chien énorme nous aboie dessus! on a l’impression d’être épié, c’est glauque au possible, même les chats sont horrible ici! C’est pas grave on décide d’aller au village suivant.
Et on a bien fait ! En route, on se fait interpeller par une dame en voiture qui s’arrête juste à coté de nous. Elle nous demande ce que l’on fait ici, on lui explique notre randonnée, elle trouve ça formidable. Au fil de la conversation on lui dit qu’on cherche un endroit pour dormir. C’est alors qu’elle nous explique qu’il y a un hôtel pas très loin, le bio hôtel. On voit très bien où il se trouve, en effet, on venait de plaisanter dessus, en disant que nous aussi, on faisait du bio hôtel avec nos bivouacs !
On comprend pas tout, ce qu’il en ressort, c’est qu’on est invité dans sa tente et qu’on doit se présenter à l’accueil. wpid-P1040979.JPGElle, elle continue son chemin et nous, avides de surprises, on remonte vers le bio hôtel, un peu perdus quand même! N’ayant pas tout compris, avec notre anglais plus que moyen, on préfère l’attendre à l’entrée. C’est après 45 minutes d’attente qu’elle revient et que l’on comprend enfin! Cette dame est tout simplement la gérante de l’hôtel ! Incroyable! Elle s’appelle Burgi, et c’est avec une générosité rare, qui semble lui être tout à fait naturelle, qu’elle nous invite à nous installés dans la tente, de prendre du bon temps et que nous sommes les bienvenus au concert qui a lieu le soir même! La tente est juste grandiose, c’est une tente de luxe avec lit et électricité, On hallucine, on se demande comment c’est possible qu’on nous invite dans un si bel endroit! Cette nuit, on est des routards de luxe! Ça nous change de ces 3 derniers jours! Après tous ces efforts, la douche (avec du savon à l’olive bio de la Magne, s’il vous plaît!) est d’un réconfort non négligeable!
Nous faisons un peu tâche dans ce décor, les gens sont assez âges et aisés, malgré tout on apprécie pleinement cet invitation et c’est avec joie que nous allons au concert.
wpid-P1040984.JPGC’est dans un cadre plus qu’enchanteur, avec un magnifique couché de soleil en décor, que nous assistons à un concert de chants grec. Avant l’entracte, nous avons même droit à un petit mot au micro de notre amie Burgi, parlant de ses amis français randonneur. On est comme des invités d’honneur, s’en est même gênant ! Même si, nous n’avons pas l’habitude d’écouter ce genre de musique, nous nous sommes régalés, et c’est pleins d’émotions que nous allons nous coucher après avoir remercier mainte et maine fois Burgi de sa gentillesse et de sa générosité incroyable.

Nous quittons ce lieu avec une pointe de tristesse, au passage, nous laissons un petit mot de remerciement, Burgi n’étant pas là. Nous voilà repartie avec nos sacs, quand nous croisons de nouveau en voiture notre Burgi ! Elle nous invite à prendre le petit déjeuner, mais ne voulant pas abuser de sa gentillesse, on préfère continuer notre chemin! On finit par se quitter, en lui offrant un cailloux illustré sur lequel est dessiné les météores, réalisés par des bonnes soeur du monastère Roussanou.
Nous arrivons à Stoupa, petite ville balnéaire, où nous passons le week end tranquille, profitant de la plage.

À la semaine prochaine !

PS : bon 14 juillet à tous, profitez des pétards 🙂 !
Si vous êtes curieux du bio hôtel, voici leur site site

beudbeud Administrator

1 comment

  • beudin myriam Posted on 14/07/2013 at 21 h 03 min Reply

    que de belles rencontres! elles resteront longtemps dans vos têtes. Bisous

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