Grèce

Gyros, rencontres et randonnée!

Gyros, rencontres et randonnée!

Nous arrivons enfin à la frontière de la Grèce, grâce à notre magouilleur d’Emir, qui au passage, récupère du douanier un petit sachet dans son passeport avec de l’argent et une étiquette de médicament, sûrement un de ses petits trafics! Il nous dépose à Florina, près de la gare routière, heureusement qu’il nous l’ai dit car on aurait cherché longtemps. Celle ci ne ressemble à rien !
Dans l’idéal, le programme est d’arriver à Volos le soir même, sauf que nous sommes obligés de passer par Thessalonique car il n’y pas pas de bus direct. Mais le risque c’est de devoir rester sur Thessalonique qui propose que des hébergements très chers. Première bonne nouvelle, on nous racket plus pour mettre nos sacs en soute et que nous arrivons relativement tôt pour pouvoir avoir notre correspondance.
Quand soudain… Un monsieur nous interpelle en descendant du bus: « Vous êtes français ? ». Il nous propose de prendre un café avec lui, ce que nous acceptons avec plaisir. On discute et on sympathise avec pendant une heure, il nous explique que sa femme est française, qu’il connait Toulouse, nous parle de la situation économique en Grèce, qu’il a perdu 30 000 euros dans des placements, on hallucine! Il nous parle de la religion orthodoxe qui joue un rôle majeur ici, on apprend beaucoup avec Stavros, c’est un pur plaisir… wpid-P1040672.JPGIl veux nous aider mais il se trouve dans l’incapacité de nous héberger, il se démène pour nous trouver un hôtel pas cher, mais en vain. Chagriné de ne pas pouvoir nous aider, il réfléchi, puis nous annonce qu’il nous paye l’hôtel! Gênés, nous refusons en lui disant qu’on trouvera à Volos. Il insiste parce que selon lui la France lui a tout donné et que ça lui fait plaisir de nous rendre ce service. Nous finissons par accepter, c’est donc ensemble que nous prenons un taxi pour l’hôtel. On se donne rendez vous le lendemain matin pour prendre un petit déjeuner ensemble, car il doit retourner à la fac, où il est professeur de Grec moderne. Une fois dans notre chambre, on arrive pas à croire ce qu’il nous arrive!
On profite donc de notre passage à Thessalonique pour flâner dans les rues et manger notre 1er Gyros. Nos aprioris sur la Grèce partent en fumée, nous qui pensions trouver des grecs stressés par la crise, même si ils y sont confrontés et qu’on en parle à la télé, ça ne se ressent pas, les bars sont bondés, les gens sont joviales et accueillants.

Le mardi matin, on retrouve Stavros pour le petit déjeuner, il nous donne encore de très bons conseils et nous négocie un prix dans un hôtel d’Athènes et fini pawpid-P1040675.JPGr nous offrir un pot de confiture! Il connait tout le monde ce Stravos ! On aimerais passer plus de temps avec lui, mais on doit avancer et lui aller travailler, il nous propose de le rejoindre avant le 20 juillet dans sa maison de campagne, mais malheureusement nos chemins et les dates ne coïncident pas. Stavros est vraiment un amour, c’est incroyable, la veille on avait l’impression que le sort s’acharner sur nous et voilà qu’aujourd’hui, tout est simple sans qu’on ait à demander quoi que ce soit! On le quitte, un peu désemparés, ne savant pas comment le remercier pour tous ce qu’il a fait pour nous. On part prendre le train, en chemin, on nous aide pour trouver la gare sans qu’on ai rien demandé! Ils sont vraiment très sympa ces Grecs!

Une fois arrivés à Volos, on essaye de trouver une carte de randonnée du pelion, car il paraît que les chemins ne sont pas bien balisés. La première librairie qu’on trouve n’ouvre que de 18h à 22h, pire que les horaires d’un fonctionnaire ! Finalement, nous trouvons notre bonheur dans une petite presse. Après une étude de la carte, on part pour un village situé non loin de là. Carte en mains et motivés, on commence la rando, au bout de quelques kilomètres, on est déjà plus sûr de la bonne direction, c’est pas grave on continue quand même. De nouveau sur le bon chemin, on tombe nez à trwpid-P1040684.JPGuffe avec 5 adorables chiots, qui se mettent en travers de notre chemin! Ils ont l’air d’être abandonnés, ils sont affamés, on leur donne de quoi manger et boire mais au moment de repartir, ils ne nous lâche plus! Impossible de s’en débarrasser! On continue notre chemin avec eux, on s’y attache vite, même Emilie! Ils sont vraiment tout bébé, ils se fatiguent très vite, Adrien est même obligé de porter le petit qui n’arrive plus à suivre. On décide donc de bivouaquer au milieu des oliviers en face de la mer et de leur faire un bon repas, et pour nous, de passer une bonne nuit de sommeil. Le temps d’une soirée, nous sommes devenu des punks a chiens!!!

On passe une nuit horrible, les chiots se sont relayés à jouer autour de notre tente durant toute la nuit! C’est le coeur lourd qu’on se doit de les laisser là, ils sont trop nombreux pour qu’on puisse leur venir en aide, à notre grand désespoir… Notre moral est au plus bas, mais on continue d’avancer, de plus, ce n’est pas une randonnée mais une chasse au trésors! Rien n’est indiqué, les chemins sur la carte ne swpid-P1040686.JPGont pas à jour, on tourne en rond toute la matinée malgré les indications d’un habitant qui avait beaucoup de mal à nous comprendre! C’est une catastrophe ! Le Pelion est réputé pour être le paradis des randonneurs mais là, c’est plutôt l’enfer! Cependant, les paysages sont superbes, entre mer et montagne. C’est tant bien que mal, que nous arrivons dans le village de Aghios Georgios Nilias, et c’est par miracle qu’on trouve à l’entrée du village, une petite Taverna familiale qui ne paye pas de mine, tenue par une petite mamie. Adrien, affamé s’écrit « oh mon dieu un resto! » On nous fait donc signe de venir nous installer. On est l’attraction de la maison, personne ne parle anglais, c’est un peu un dialogue de sourd, on arrive toutefois à se faire comprendre pour la commande! Les plats arrivent et c’est un pur régale, ça faisait bien longtemps qu’on avait pas manger aussi bien, sûrement depuis le repas chez la maman de Timon. Tous le monde nous regardent, sûrement parce qu’on dévore nos plats avec entrain, ça les fait rire! Encore une fois la générosité des grecs se fait ressentir, le vieux de la table d’à côté nous paye une bière! On passe un très bon moment et c’est le ventre repu que nous repartons pour le village de Pinakates.
Ce petit village de 100 habitants est magnifique, avec sa place et son platane impressionnant plus que centenaire, ses maisons typique de cette région. On essaye de trouver un hébergement, wpid-P1040715.JPGmais la tâche est difficile, beaucoup de ces habitations sont des maisons de vacances. On tombe sur une famille du village qui ne peux pas nous héberger, nous repartons donc à la recherche d’un jardin. Voilà que sur le chemin, on retrouve la jeune fille de la famille qui veux nous aider. C’est alors qu’elle nous propose de dormir sous le porche de l’église! On accepte et elle part demander au Pope, celui ci accepte sans poser de questions. Nous voilà installés sous le porche avec vue sur la mer et des hirondelles comme voisins, le pied! La vie ici est paisible, pas de bruits, les mamies, toute de noire vêtue sont tranquille à discuter sur des bancs. On se sent décidément bien ici.

Réveil au soleil levant, nous avons passé la meilleure nuit de cette semaine. Le programme de notre journée est de redescendre sur la côte pour passer l’après midi à la plage. Cette fois ci, le chemin est bien balisé, la descente est facile, on en profite vraiment. Après l’effort, le réconfort! On s’installe au camping avec accès à la mer, qui est magnifique. On y passe l’après-midi, il n’y a pas grand monde et l’eau est bonne. C’est dans ce camping que nous rencontrons Hanna / Yann et leur bébé Malin. C’est un jeune couple de hippie allemand très sympathique, c’est autour d’un apéro que nous faisons connaissance. Nous passons une bonne soirée malgré la difficulté à se comprendre, en effet, ils sont aussi bon en anglais que nous, merci google traduction!

Pour finir la semaine, nous prenons la direction des météores. Sous les précieux conseils de notre ami André rencontré en Croatie, on se pose au camping qui se trouve au pied des météores.

wpid-P1040812.JPGLes météores sont un ensemble de monastères orthodoxe perchés sur des promontoires rocheux. Le paysage et l’ambiance de ce lieu est vraiment mystique. On se promène entre les monastères sur des anciens chemins muletier ou en escaladant des parois comme ce fut notre cas le samedi matin, ce qui n’était franchement pas de tout repos, Émilie est même tombée dans un tas de ronces! Et évidemment comme dans le pelion, rien est indiqué!!
On a l’impression qu’ici le temps s’est arrêté, le paysage est à couper le souffle, ce qui nous oblige de nous arrêter toutes les 5 mins pour prendre une photo, tellement que l’émerveillement est au rendez-vous! Au milieu de ces énormes massifs rocheux, on se sent vraiment tout petit.
Parmi les 6 monastères toujours habités, nous choisissons de visiter Roussanou et Agia Triada qui sont les moins touristiques.

Pour conclure, on ne s’attendait pas à une Grèce aussi accueillante, ce fut une semaine vraiment réconfortante, nous avons hâte d’en voir plus!

Des pensées a tous le monde!
A la semaine prochaine

beudbeud Administrator

2 comments

  • Kamaroudis Stavros Posted on 11/07/2013 at 7 h 58 min Reply

    Bonjour les amis!

    C’est Stav r os (et pas Stravos), professeur de linguistique et du grec moderne!

    Merci de vos bonnes paroles!

    Rendez-vous, peut-etre a Toulouse, pour prendre un pot.

    Vous rentrez quand?

    Je pars pour la France le 22 juillet.

    Bien cordialement,

    Stavros

    • beudbeud Posted on 12/07/2013 at 12 h 09 min Reply

      Merci encore pour tout. On rentre en France fin septembre, pas de souci vous êtes le bienvenu chez nous à Toulouse, on vous fera un bon cassoulet.

      PS : j’ai corrigé la faute à votre nom

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