Turquie

Entre orient et occident

Entre orient et occident

Lundi, toujours sur Samothrace, après les durs efforts du weekend end précèdent, on se met au rythme des hippies, c’est a dire: ne rien faire! Rester aux cascades et prendre le temps de vivre!
On se demande si l’air n’est pas chargé en cannabis, tellement qu’on est mous! On est des espèces de guimauves articulées qui font des allers-retours entre le hamac et les cascades! C’est donc une journée molle, on se sent vidés de toutes énergies, un peu comme notre tablette, le portable et l’appareil photo, plus de batteries!

Ne rien faire c’est bien, mais visiter c’est beaucoup plus sympa ! On enfile nos chaussures pour aller à la ville! Samotraki ou Hora qui veux dire la ville en grecque, on décide d’y aller à pied, en alternance avec du stop. C’est un sorte de grand village très sympa aux ruelles fleuries, il n’y a que très peu de touristes, comme partout d’ailleurs sur l’ile. Ici les bars sont animes par les habitants. Le bâton de berger qu’Adrien à récupère lors de la rando du mont Saos, fait sensation auprès des vieux attablés dans un bar, ils baragouinent on ne sais quoi et se le passent de mains en mains!
On rentre dans notre camp en début d’après midi derrière un pickup avec trois autres autostoppeurs, on est bien décidé à se faire un bon barbecue avec de la bonne viande! C’est alors que nous retrouvons Candice et Alexis sur notre campement, le couple de français rencontrés le dimanche soir. On partage nos bananes aux chocolat avec nos nouveaux amis, c’est l’occasion de faire plus ample connaissance, on parle de tout et n’importe quoi, aux anecdotes de voyages les plus rigolotes aux plus galères, en passant par la vie culturelle de nos villes, on échanges des recettes, bref en bonne compagnie, le temps passe vite et nous passons la journée aux cascades et le soirée ensemble, autour d’un barbecue et d’excellents souvlakis, de quoi bien finir notre séjour sur cette île de Samothrace.

Le mercredi, on retrouve le continent. Avant d’embarquer dans le bateau, on fait la connaissance de deux française Audrey et Patricia, qui ont fait Istanbul et qui partent vers Athènes. Elles ont passé dix jours sur l’île, faisant du free camping près de la mer, elles aussi ont fait des rencontres haute en couleurs, des hippies bien plus perchés que « chelou man », elles ont apparemment trouvé la perle de la perle de Samothrace! on se marre bien avec leurs histoires! Du coup là aussi le temps passe vite dans le bateau.On fini par échangé les bons plans, nous sur la Grèce et elles sur Istanbul.
Une fois débarqués, on se rend au camping, le bus pour Istanbul ne partant que le lendemain après-midi. Après une semaine de « peace and love » et de roots attitude, on retrouve avec bonheur le plaisir d’une douche chaude! C’est ici dans ce camping qu’on fait la rencontre de Pascal, un belge habitant au Québec, qui fait le tour de l’Europe avec son fils Clovis dans une 2CV, rien que ça! Il ne passe pas inaperçu avec sa magnifique 2CV décapotable, le courant passe de suite, il font presque le même tour que nous, mais en sens inverse. On échange quelques anecdotes, comme sa traversée de la frontière bulgare avec des douaniers qui, en voyant passer la 2CV crie, « Louis de Funès ». On est vraiment fan de sa dodoche! Tellement fan, qu’on vous donne le lien de son blog avec ses billets d’humeur

C’est ainsi qu’après plus de trois semaines, on quitte avec regrets cette Grèce accueillante, chaleureuse, savoureuse, étonnante… Bref, on aura vraiment passé d’excellents moments, qui en résulte par des souvenirs mémorables pleins la tête. La Turquie nous tend les bras et nous attire, comme un rêve d’enfants, découvrir ses bazars, manger des pâtisseries orientales, la mosquée Sainte Sophie, se frotter à leur culture mi oriental, mi occidental, sortir des sentiers battus, découvrir enfin cette hospitalité qu’on nous à tant parlé…
Avant d’entrer en territoire Turque, nous rencontrons deux Turques, une qui nous donne des infos avec un anglais difficilement compréhensif et une autre qui nous donne à manger, on nous gave comme des oies avec divers gâteaux! Un aperçu avant l’heure!
On monte dans un bus haut de gamme, deux étages, clim, service à bord et des écrans de télé, le tout avec gentillesse. Nous arrivons en Turquie en grande classe!
Le soir venu, 6 heures de trajets après, ayant réservé une auberge de jeunesse dans le centre, on doit prendre le métro, sauf qu’on a pas de livres turque, et même une fois de l’argent en poche, on a pas assez de petite coupure pour pouvoir recharger notre carte de transport. C’est là qu’intervient trois turcs qui nous encercle, sur le coup on reste sur nos gardes, mais ils ont l’air de vouloir plutôt nous aider. Ils essayent de passer notre billet de 50 livres dans tous les sens dans la machine qui permet de faire de la monnaie, mais rien à faire, elle n’en veux décidément pas! Ils finissent par nous rendre notre billet et à notre grande surprise, ils nous paye le ticket de transport! On les remercie dix fois et on suit notre chemin!
C’est bon on arrive à la place Taksim où se trouve notre auberge de jeunesse. Exténués, on commence à se coucher, quand quelqu’un rentre dans le dortoir, Dominik un polonais, un personnage rempli d’humours et de rêves pleins la tête! Il à tout quitté, job, famille, petite amie, pour se lancer dans un tour du monde en vélo. Il nous raconte son périple, son parcours, sa rencontre avec des chiens errant Roumains et ses multiples anecdotes. On a beaucoup apprécié la joie de vivre et l’humour de Dominik. Un chouette type !

Hop hop hop, on se lève tôt pour la venue d’Emiline (la soeur d’Adrien) qui nous rejoins pour passer une semaine avec nous et visiter Istanbul. On est super contents de l’a revoir et de continuer l’aventure avec elle. Comme prévu, on part le temps du weekend, au bord de la mer noire, où Émiline nous à trouvé un petit camping familiale à Kylios. Après étude du plan d’Istanbul, les plans des bus étant inexistant, la tache ne semble pas de tout repos pour savoir comment s’y rendre! Il y aurait peut être un bus et un bateau.
Ne sachant pas où se diriger, on décide de demander aux personnes qui se trouvent à l’arrêt de bus. Un monsieur et un jeune homme se mettent à déblatérer sur le meilleur itinéraire, il n’ont pas l’air d’accord! Finalement le vieux monsieur nous fait signe de le suivre et de monter avec lui dans le bus qui arrive. Le bus suit le Bosphore, sur le trajet on à une belle vue sur Istanbul. Deux heures de trajet dans les pattes, notre gentil monsieur nous accompagne toujours, et nous dirige jusqu’à l’entrée du camping! Un amour !
Après installation et la brève rencontre d’une famille savoyarde, Valérie, son mari et leurs 5 enfants, c’est avec entrain qu’on a envie de découvrir la mer et se rafraichir ! Mais avant, le vieux monsieur qui gère le camping, qui ne parle pas Anglais, sauf beach (la plage), nous donne un papier pour aller à la  »beach ». On ne comprend pas,  »un papier pour aller à la beach, mais pour quoi faire? » On ne tarde pas à decouvrir le pourquoi du comment, et oui surprise, les plages sont payantes! :-). Ici la privatisation des plages est légion. Du jamais vu! Ni une, ni deux, on essaye de trouver une plage gratuite, on fini tant bien que mal par accéder à un passage et en trouver une. La satisfaction retombe vite et fait place à la déception! La vision d’une multitude de déchets jonchant la plage nous dégoute. Des déchets partout sauf sur les plages privés. On hallucine sur ce laisser aller. On longe donc la mer jusqu’à la plage privée. C’est ici qu’on retrouve la famille savoyarde, qui nous explique que le fameux papier  »beach » nous permet d’accéder gratuitement à la plage. On fait connaissance, nous donne pas mal d’infos sur la Turquie, encore une fois, le courant passe bien. C’est donc tout naturellement qu’on fini la soirée à manger tous ensemble, autour d’une grande tablée, pour fêter l’arrivée d’Emiline, on se fait un bon barbeuc. La journée se termine agréablement toujours en bonne compagnie avec des enfants adorables !

Après un petit déjeuner avec nos amis français, on part faire une petite randonnée dans le but d’essayer de trouver une petite crique, histoire d’échapper aux plages bétonnées et payantes. On longe la côte pour essayer d’arriver au Bosphore. Le long du littoral on trouve bien des criques, des plages sympathiques (de loin!) et isolées, mais qui nous donne plutôt envie de fuir, tellement les déchets y sont omniprésent en quantité incroyable où que l’on aille. Impossible pour nous de s’y baigner, y’a pas d’autre mots « c’est juste dégueulasse ». Écœurés, on continu quand même notre randonnée, on fini par rejoindre une route, comme on est en plein soleil et qu’on à faim, on fait du stop, une première pour Émiline ! Un gentil monsieur nous ramène dans sa vieille voiture à Kylios, pour le plus grand bonheur d’Emiline ! cependant, on aura pas vu le Bosphore!
Après tous ces efforts, une après-midi plage s’impose! Puisque notre accès à la plage payante est apparemment gratuite, autant en profiter, même si elle est pas top, ça peut pas être pire qu’ailleurs !
Pour remonter le niveau de la journée on fini tranquille le soir autour d’un bon kebab.

La recherche de criques n’étant pas concluante, le dimanche on choisi de faire la visite du village de Sariyer, un ancien village de pêcheur reconverti en villégiature pour les riches Stanbouliotes. De retour avec l’intention de se rafraichir à la plage, on passe chercher nos affaires. Émiline ayant beaucoup de  »filling » avec le patron du camping (en effet ce dernier, dès qu’il voyait Emiline, elle lui inspiré la « beach »!!!) part chercher notre fameux laisser passé! Désemparée, ne comprenant rien à son turque, elle finit par aller chercher Émilie (Adrien n’étant pas disponible !). Nous sommes maintenant deux à ne rien comprendre! On pense qu’il veut qu’on paye notre emplacement de suite. Que nenni, il veut nous faire payer sa plage pourrie! On refuse en bloque, il n’avait qu’à nous avertir dès le début que c’était payant! Son petit fils (on imagine!) vient à la rescousse pour lui traduire qu’on ne payera pas la plage. Il finit par abandonner l’affaire, néanmoins, on décide de payer notre emplacement, mais pas fou, il veut nous faire payer la somme en euros ( qui est biensur plus cher) et non en Livres Turque! C’est un dialogue de sourd, les minutes passent et l’agacement pointant son nez, on décide de lui donner la somme totale en Lira comme indiquée, un point c’est tout! Non mais! Finalement, ça se termine bien, il nous redonne même un billet de 20 Lirats! A ne rien comprendre ! À l’heure actuelle, on trouve la situation bien comique!
Du coup c’est une fin de journée farniente au camping en ayant hâte d’être au lendemain, découvrir la majestueuse Istanbul!

À la semaine prochaine!
La bise à vous tous! On pense fort à vous.

beudbeud Administrator

1 comment

  • Pascal Posted on 07/08/2013 at 21 h 23 min Reply

    Je viens de prendre le temps de lire en détails votre périple! Wow que de belles aventures. J’espère que tout se passe bien pour vous deux.

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